EWBR : Chpt d'Europe de Rogaining

Eh voilà : nous sommes des " Rogainers Finishers " ! Pls mois qu'on en parle, pls semaines qu'on prépare ça, pls jours qu'on ne pense qu'à ça... et maintenant pls heures à récupérer, taper ce CR, faire le montage vidéo ! Mais quelle expérience !

Vendredi, à peine la cloche sonnée, je grimpe sur mon Scott pour rejoindre Mdme dans Genève : me faudra qd même 30min de pédalage pour la retrouver mais ça valait le coup, il ne nous restait plus grand chose pour arriver à l'aéroport. De suite, je fonce aux contrôles afin de voir si le contenu de ma valise ne pose pas soucis : j'avais peur pour ma batterie Stoots ( à base d'électrolyte ) mais no soucy ! Même pas besoin de la faire passer en bagage soute. Y a plus qu'à pateinter, se poser pour qu'à 19h, mon avion ( pas privé, non ) se pointe pour mettre le cap sur Barcelone. Avec Jérèm, on se rencarde aux tapis/bagages mais personne : il est en retard, il est déjà passé ? Bref, au bout d'1/4h, je sors et finalement, on se retrouve dans le hall : on était pas arrivé au même hall ! Il a déjà récupéré notre RogainMobile et hop, on file vers St Martin pour l'hôtel que j'ai réservé...

Départ pour La Liacuna en Hyundai !

GPS en action, il a besoin d'une mise à jour sérieuse mais on trouve qd même... Il est presque 22h qd on arrive à destination mais aucun hôtel de ce nom, ni enseigne, juste une ruelle déserte. On tourne un peu, on demande aux rares badaux ( qui ne parle pas anglais ! ). Jérèm enquête de son côté et moi je retrourne dans cette ruelle. Un semblant de resto ( imaginez un pas de porte avec un porte d'entrée remplie de bouchons de liège et des carreaux teints en office de vitrine ), j'ouvre, le resto est vide et à ma gauche une ptite dame qui me pointe du doigt en disant : " Julian " ? Bingo, c'est bien là ! On essaye de se comprendre par des mimes, des gestes, des " je sais pas quoi " mais ça marche ! Elle prend ses clés et m'emmène à pied au bout de la ruelle à la chambre. Visite rapide, rdv ptit dèj à 8h le lendemain et je file chercher mon équipier qui se trouve, bah je sais pas ! Pis en même temps, vu qu'on est les seuls glands à se promener à cette heure là dans ce bled, j'ai pas trop de mal à le retrouver, surtout avec une caisse comme celle là ! Il se gare, un " kéké " local en BMW se place à côté de nous avec le " Garou Catalan " à fond : hummmm !

On prend place dans notre palace, on se dépêche de manger car ça creuse, le temps passe, une tite douche, un fond sonore en espagnol du type " Hostel " histoire de se mettre en appétit, une clim à 24°C car la pièce est pas chauffée et la digestion de Jérèm est immortalisée...

Pause caca....

 Tard, trop tard à mon goût à veille d'une course comme celle ci, on se couche. La nuit sera bof, très bof : j'ai froid et la clim nous réveille alors que faire ? Bref, on arrive qd même à 7h30 pr un RDV à 8h dans le fameux resto à la déco bien "space ". Café, toast beurré, thé etc..., on essaye de lui faire comprendre le pourquoi de notre visite mais pas facile même avec des dessins...

Ptit dèj à St Martin

Puis vient l'heure de plier bagage car on a encore un peu de route jusque La Liacuna. Route typée montagne, chassée humide avec les qqs gouttes de la nuit et on se rend vite compte de ce qu'il va nous attendre en terme de D+, de végétation... hummm

Ca y est, nous y voilà ! On fait une entrée en fanfare sur le parking ( voir vidéo plus tard ), on y retrouve déjà des Français ( Valmo, team rogaining france etc... ), on papote mais il nous faut aussi nous préparer, faire la bouffe de course, analyser la carte etc... Pas mal de monde, différentes langues entendues ; on attache notre doigt SI ( gentiement prétés par ChronoRaid ) à notre poignet, on chope la carte, euh plutôt poster, et on retourne à la RogaineMobile pour préparer le tout

séance préparation à manger, affinage du parcours etc...

L'heure tourne, on est presque prêt. On a défini d'une boucle mais sans rien tracer, histoire de réguler au fur et à mesure.... Ma bouffe est dans le sac de Jérèm et la sienne dans le mien : bien plus simple pour chopper un truc en cas de besoin ! Poche de 3L quasi pleine, tenue de rechange complète, caméra, appareil photo... Bein vlà ! Le bonhomme et ses qqs kilos supllémentaires avancent vers la ligne de départ où on rencontre les futurs seconds de la course... Sympa !

RDV sur la place du village, sous un soleil généreux, à écouter le maire et attendre le 1er son de cloche des 12 coups de midi. Y a du monde ( pour info, 268 équipes de 2 à 5 personnes , 18 pays différents, 63 balises ) et le principe est simple : course au score de 24h sur une carte de 90km2 au 1/25000. On prends les postes dans l'ordre qu'on veut sachant que le chiffre des dizaines représentent le nbre de point ( ex : balise 69 vaut 6 pts ) et le but bien sûr étant de ramener le + de pt en - de 24h !

en attendant le départ sur la place de La Liacuna

Et en effet, 1er gong, nous voilà parti. Pas mal de monde sur notre boucle. On sort de ces petites ruelles pour attaquer un bout de route. Déjà un concurrent en voulant sauter une bordure se prend une violente boite : ça commence bien ! On remonte les équipes une par une pour se retrouver en tête sans trop forcer mais on se rend compte que là bas, pas de respect pour les cultures, les vignes : ça coupe à travers ! Alors nous aussi, on y va pour laisser les empreintes de nos Inov8 !

Mais pourquoi nous suivent ils ?

On tourne à droite en direction du 1er poste et là, rapidement on se rend compte que ce que veut dire : courbes de niveau d'équidistance 10m très serrées ! Un mur ! Qui déjà fait tirer les mollets et monter les puls... Mais y a pas, faut y aller !

1ère bosse ! Ouch !

 1er poste en poche, c'est parti pour le second et se sera notre seule et unique boulette en orientation : on traverse la jungle catalane qui vous pique, vous déchire, vous gratte les jambes pour se retrouver en haut de la falaise et le pb que seules les falaises de " ouf " sont représentées sur la carte c'est à dire qu'il faut compter 20/30m de haut, autant dire que c'est rapé pour couper ! Maintenant, nous faut chercher un passage pour aller récupérer ces 8 pts. On croise d'ailleurs l'équipe de Fred & Steph qui en remonte : on prend déjà 20min dans la vue : cool ! Tant bien que mal à s'agripper aux arbres, à glisser sur la roche mouillée, on passe, on bipe et on remonte cette fois ci à la limite de " Cliff Hanger "

dur dur la remontée de la falaise !

Remis de nos émotions, mon beau corsaire NoName lacéré ; nous nous rendîmes vers les postes suivants en tirant comme leçon : on va éviter les coupes et on attaque les postes par le bas ! La suite se déroule bien, on court la plupart du temps, il fait doux, un ciel bien bleu, limite chaud et nos choix d'itinéraires ont l'air bon ! Qqs heures + tard, il est temps de penser à un ravito en eau stipulé par la carte mais sur place rien ! Juste un aimable belge ayant vécu à Halluin qui propose qqs bidons d'eau pour notre + gd bonheur : on y retrouve d'ailleurs une équipe mixte avec qui on s'est tiré la bourre : ils avancent mais ne prennent pas tjrs le meilleur des itinéraires...

Ptite pause apéro au centre du village avant de rattaquer le menu. Rares sont les moments de répis : soit on grimpe, soit on descend. Les bosses ne sont jamais longues à fort % mais c'est casse-patte. A celà, il faut ajouter un terrain accidenté et une végétation qui demande souvent de lever les genoux ou de se plier voir ramper ! Alors l'organisme est mis à rude épreuve et je commence à sentir mon manque d'entrainement en course à pied : mes psoas tirent ! Ca me rappelle la dernière édition du Gd Raid où je n'avais pu me préparer à pied pour cause de tendinite au tendon d'achille : une horreur les sections à pied quand tu peux pas lever les genoux et que tes psoas te font horriblement mal ! Mais là, j'ai pas le droit de me plaindre : on est pas encore au 1/4 de la course et ça risque d'être de pire en pire par la suite alors je gère, je serre les dents et avance tout en ayant le nez dans la carte.

La nuit approche, le temps se raffraichit et qqs nuages font leur apparation aux sommets. Il est 18h30 qand on décide se pdre 5min pour se changer complètement afin d'attaquer ces 12h de nuit. Stoots vissées sur nos têtes, c'est parti pour la partie la plus dure en terme de recherche d'itinéraires, de balises mais on se rend - compte du relief, de la difficulté. J'appréhende un peu pour mes chevilles mais jusque là, RAS ! Je prends conscience que le travail de proprio d'environ 2fois/semaine porte ses fruits et qu'il faut que j'évite de regarder ma carte en descente...

La nuit tombe

La lune prend le dessus et nous permet même par moment de couper les Stoots et de progresser uniquement à la lueur de celle ci. Notre progression commence à ralentir, Jérèm est moins à l'aise en descente... Minuit se rapproche et la " Hash House " aussi : nous pas pour y aller fumer mais c'est la salle où on a retiré nos cartes qui offre repas et boissons toute la nuit : on avait juste prévu de charger les sacs de nos pains au lait, biscuits, gels Squezzy mais finalement on s'y arrête pour manger et boire de tt et n'importe quoi mais le pb est qu'on prend froid et qu'il est dur de se relever car tout se raidit ! Jérèm se fait les pieds et c'est au bout de 1h15 que l'on repart ! Difficilement car on se serait bien camoufler dans un duvet... Tels des cows boy tout grelotant , on y retourne et la 1ère bosse nous réjouit dans l'idée de nous réchauffer ! 

 Notre progression ralentit encore : j'ai de plus en plus de mal à lever les jambes mais dès que je peux je cours ( plat et descente ) : Jérèm a une douleur à la cheville qui l'empêche de courir et semble accuser le coup : notre prépa physique est bcp trop juste... Mais maintenant, qu'on y est, qu'on a fait le + dur, ce serait con d'arrêter là ! On croise Valmo qui se rend à la Hash House alors qu'on vient de la quitter : ils sont une bonne bande 5/6 et le moral a l'air d'être au RDV. Nous, on poursuit notre chemin en régulant notre parcours vu notre faible moyenne horaire. Et heureusement qu'on est 2 orienteurs car en cas de - bien, l'un peut compter sur l'autre, ce qui nous permet de progresser sans erreur...

Le jour commence à se faire sentir, les couleurs sont magnifiques et c'est à la sortie d'un tunnel de sangliers qu'on prend le temps de faire qqs clichés... C'est ça aussi l'avantage de faire une course sans pression...

Levé du jour

 Il ne nous reste donc plus que 3-4h avant le gong final alors on vise au plus court sachant qu'on ne court quasiment plus. Jérèm retrouve la pêche en me voyant ramper à ses pieds : parfait pour finir cette course dans de bonnes conditions ! Je devrai quand même stopper qqs mins pour soigner qqs ampoules et vers 11h20, nous voilà à petites foulées à biper le boitier " arrivée " ! 23h20 après le départ, environ 85/90km et je ne sais cbien de mètre de D+

Finish !

 On est bien fracassé, on a mal aux pieds, on est fatigué mais on se pose pour manger, vider nos doigts. On ressort tjrs de la salle en cow boy pour rejoindre la voiture, ranger nos affaires, se changer. J'en profite pour soigner mes ampoules car je vais avoir encore qqs pas à effectuer à l'aéroport... 1h plus tard, on décolle, on fait le complément d'essence, on rend notre RogainMobile, on passe les contrôles, on regarde les photos, les vidéos et c'est déjà l'heure de nous quitter.. Snif ! Mon avion est à l'heure, Jérèm doit attendre 2h30 de plus ! :-( 

Alors, bilan vous allez me demander ?

- +

- Manque de préparation ( il faut 4 mois selon moi et non pas 1 mois comme je l'ai fait ) physique

- absence total de contrôle de l'organisation ( GPS, matos obligatoire... )

- mauvais choix de chaussures : TrailRoc étaient + adaptées que les RocLite 309

- Préparer ses pieds bien en amont afin d'éviter frottements et ampoules

 

 

- travailler en salle m'a permis de limiter la casse et revenir sans blessure ( renforcement, proprio etc... )

- Qualité du temps à cette époque

- Chouette carte, chouette paysage

- pas de besoin d'un gros budget ( 63€ d'avion, 30€ d'htel et ptit dèj, 50€ inscription, 30€ de loc voiture + essence, 15€ de bouffe / personne )

- Qualité de la Stoots pour ce type d'épreuve ( à faible éclairage largement suffisant et la batterie a tenu tte la nuit )

- Mon équipier : ça pt paraitre banal mais quand on s'entend bien, qu'on oriente ts les 2, qu'on se complète etc... c'est que du plaisir !

- L'envie d'en refaire un

Enfin, côté résultats, c'est ni négatif, ni positif puisqu'on y allait pour découvrir : 19ème sénior ( 26 au scratch ) / 100 équipes. On est dans le premier quart, c'est bien et on se dit qu'on n epourra que faire mieux ;-) Mais qd même 3ème équipe française...

Voilà, et puis si vous voulez avoir une autre version, vous pouvez consulter le site de Jerem avec en + les cartes en ligne etc...

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